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Maison des Etudiants
Université Montpellier III
En cours de réalisation...
-Ce qu'il faut savoir lorsqu'il y a eu fraude aux examens
-Guide de l'étudiant salarié en CDD
-Etudiant-e salarié-e: le droit de grève
-Le harcèlement sexuel à l'Université
-Etudiant-e-s étranger-e-s: se sortir du labyrinthe administratif
-Que faire en cas d'expulsion?
-Guide du manifestant arrêté 2009
Depuis sa création en 1996, à la suite du mouvement de grève chez les travailleurs/ses et les étudiant-e-s de novembre et décembre 1995, SUD-Étudiant n'a cessé de mener des actions et de participer aux luttes contre la précarité, contre la marchandisation du savoir, contre la casse du service public, contre le sexisme, pour la liberté de circulation et la régularisation des sans-papiers (carte d'étudiant-e = carte de séjour), pour une université gratuite et ouverte à tous et toutes, pour un salaire social pour la jeunesse...
En tant que syndicat nous pensons que défendre les étudiant-e-s c'est aussi défendre un-e sans-papier, un-e précaire, un-e jeune travailleur/se exploité-e. C'est pour cela que dans ce site tu trouveras, outre les droits sociaux des étudiant-e-s, les droits des étranger-e-s et les droits des salarié-e-s. Nous savons en effet que 700 000 étudiant-e-s sont obligé-e-s de travailler pour financer leurs études et que 100 000 vivent sous le seuil de pauvreté. C'est pour cela que nous nous battons pour obtenir un salaire social pour l'ensemble de la jeunesse qui lui permette de vivre et de se former dans des conditions décentes. Ce site, tel qu'il a été conçu doit te permettre de te défendre et de faire prévaloir tes droits dans les différents univers sociaux auxquels tu appartiens. Il doit aussi t'inviter à participer activement aux luttes pour de nouveaux droits, pour une société démocratique et solidaire...
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POURQUOI UN SYNDICAT D'ÉTUDIANT-E-S ?
- Rompre avec l'isolement individuel
Face à la jungle de l'enseignement supérieur, il est quasiment impossible d'agir seul-e et il est toujours plus facile pour les dirigeant-e-s d'une société, d'une entreprise, d'une institution, de régner sur une somme d'individus isolés que sur un collectif organisé. Un syndicat est dans la plupart des cas un bon outil pour impulser des actions collectives.
- Rompre avec l'atomisation du monde étudiant
L'éclatement et l'autonomie des universités au niveau national ainsi que la mise en place de pôles d'excellence (réformes Allègre et Lang) ont pour effet d'isoler les filières et les universités entre elles. La dernière réforme sur les ECTS accentue cet état de fait en individualisant les cursus à la fac. Or on ne gagne que peu de chose en ne se battant qu'à un niveau local : pour changer les choses, il y a nécessité à agir ensemble, en se donnant les moyens d'une structuration d'envergure nationale. Au delà des diversités, le monde étudiant a un socle d'intérêts communs (aide sociale, budgets nationaux...)
Cette base commune doit permettre de se regrouper pour formuler un autre projet. Un syndicat étudiant est un regroupement de personnes dont le but est de défendre les intérêts matériels et moraux communs des étudiant-e-s. Cela permet entre autres d'avoir une vision plus large des problèmes rencontrés individuellement, de les relier aux grandes questions de société suscitées par la politique gouvernementale, et par ce biais de savoir comment y répondre.
Face à tous les corporatismes, nous entendons développer la solidarité et la citoyenneté étudiante.
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POURQUOI SE SYNDIQUER, MILITER À SUD ÉTUDIANT-ES ?
- Contribuer à la construction d'un contre-pouvoir
Face aux attaques libérales portées à l'université, les actions sporadiques ne peuvent suffir à inverser la vapeur. Il est nécessaire de construire une structure permanente, combinant la réflexion et l'action sur le long terme et permettant d'élaborer une stratégie nationale. Se syndiquer aujourd'hui c'est entrer en résistance, c'est refuser l'élitisme, le mercantilisme, la logique libérale qui veut que réussir se fasse au dépend des autres. Se syndiquer aujourd'hui, c'est montrer sa volonté de vouloir élaborer un projet alternatif pour l'université, pour la société. Se syndiquer c'est également soutenir l'activité et l'indépendance syndicale, c'est participer à la vie démocratique du syndicat et au développement d'une réelle citoyenneté étudiante, pour que de « supermarché du savoir », l'université redevienne un lieu de vie et de réflexion en lien avec la vie sociale qui l'entoure. Enfin, c'est soutenir activement les différentes luttes sociales, que ce soit à côté des SANS (Papiers, Logements, ...) qu'à travers un soutient aux précaires de la restauration rapide, à la lutte contre la casse des services publics... et tout ce que vous voudrez faire : SUD-Étudiant sera ce que nous en feront ensemble.
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SUD ÉTUDIANT, COMMENT ÇA FONCTIONNE ?
Notre fonctionnement est basé sur l'autogestion et la recherche du consensus. A SUD Étudiant, pas de président-e ou de hiérarchie interne. L'ensemble des syndicats locaux sont autonomes et travaillent ensembles dans la fédération. Les orientations sont décidées en congrès et, ponctuellement, dans des conseils fédéraux, ouverts à tou-te-s les adhérent-e-s de la fédération. Des personnes peuvent être mandatées pour remplir des tâches précises : les secrétaires fédéraux. C'est une forme d'exécutif pour l'ensemble des syndicats. Nous cherchons a éviter toute sur représentation et tout centralisme parisien et sommes foncièrement antibureaucratiques. De fait, notre activité ne se résume pas aux élections universitaires...
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POURQUOI ÊTRE MEMBRE DE L'UNION SYNDICALE SOLIDAIRES ?
Quand près de la moitié des étudiant-e-s travaillent, souvent de façon précaire, pour financer leurs études, quand on voit les attaques que subissent les salarié-e-s du public et du privé, il est logique pour nous de participer activement à une union syndicale qui regroupe les SUD (PTT, Rail, Éducation, Santé-Sociaux, ...) mais également des syndicats comme le SNUI aux impôts. L'université n'étant pas coupée du reste de la société et des débats qui la traverse, il est important de ne pas se cantonner à des revendications purement universitaires. l'Union Solidaires en développant un syndicalisme de défense des salarié-e-s et de transformation de la société, en évitant les dérives d'institutionnalisation, en recherchant ce qui unit plutôt que ce qui divise en permettant une démarche interprofessionnelle, répond à nos attentes.
La fédération SUD Étudiant s’insurge contre la décision du Conseil Constitutionnel d’abroger sans suspension d’application le délit de harcèlement sexuel. Le Conseil Constitutionnel, composé de
sept hommes et de seulement deux femmes, ne s’est jamais illustré par son intérêt pour la lutte contre le sexisme et provoque par son choix l’annulation de toutes les procédures en cours, empêche
de nouvelles plaintes et créé donc un vide juridique en faveur des harceleurs. Ceci est d’autant plus inadmissible que la possibilité de suspension d’abrogation qui aurait permis une réécriture
de l’article du code pénal sans exposer les victimes avait été clairement demandée par les associations féministes.
SUD Étudiant souligne également que, en conséquence de cette abrogation, les victimes ne pourront pas non-plus demander de procédures disciplinaires contre leurs agresseurs au sein des
établissements universitaires. Cette décision désarme donc encore un peu plus les étudiant-e-s et salarié-e-s, qui subissaient déjà l’omerta qui règne dans l’enseignement supérieur sur ce
sujet.
Face à ce qu’on ne peut que considérer comme une complicité envers ces comportements qui relèvent pourtant de l’oppression des femmes et de l’abus de pouvoir, SUD Étudiant rappelle que faire
sortir un problème du cadre juridique ne le fait pas disparaître ni ne le soustrait aux résistances et aux luttes.
C’est pourquoi nous appelons à la remise en place immédiate du délit de harcèlement sexuel. Nous exigeons que ce délit soit précisé dans sa définition, pour protéger non pas les agresseurs mais
les victimes. Nous appelons à une mobilisation d’ampleur en ce sens, dès maintenant. Mais nous déclarons également que les harceleurs ne doivent pas se croire à l’abri des sanctions : si la loi
n’est plus un recours, le rapport de forces, partout, tout le temps, en reste un.
SUD Étudiant appelle à participer massivement au rassemblement prévu demain samedi 5 mai à 11h Place Colette pour exprimer notre colère et exiger une nouvelle loi contre le harcèlement sexuel
!
Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45
le 4 mai
Au lendemain des élections présidentielles, ce lundi 7 mai au matin, Valérie Pécresse, ex-ministre de l’enseignement supérieur se félicitait des choix du nouveau président de ne pas modifier les
réformes mises en œuvre dans les universités ces dernières années. Le bilan de l’ère Pécresse est pourtant funeste et contredit son discours d’autosatisfaction. Nous lui rappelons d’abord que de
2007 à 2011, la part des étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires a diminué dans l’enseignement supérieur de 4 points (chiffres de l’Observatoire de la Vie étudiante). Ensuite, imposant un
débat raciste sur « l’identité nationale » jusqu’à en instrumentaliser la recherche, les conséquences nauséabondes de ce glissement vers l’extrême droite ont frappé des milliers d’étudiant-e-s
étranger-e-s forcé-e-s d’abandonner leurs études. Enfin, détruisant méthodiquement les financements réguliers des universités, la LRU impose peu à peu le financement par projets de court terme,
nuisant à toute recherche de qualité et contraignant les personnels à une précarisation sur des contrats de courte durée. Se vanter d’un bilan positif de la LRU ne manque pas de culot : 8
universités ont été mises sous tutelle pour cause de budget déficitaire et d’autres sont menacées. Voilà à quoi mène la privatisation du service public, ne laissant le choix qu’entre coupe
budgétaire et faillite. Par ses mobilisations, grèves et occupations, la communauté universitaire a manifesté son opposition ferme à la LRU durant tout ce quinquennat. Il est donc temps de rompre
avec cette politique de destruction du service public. Le parti socialiste ne propose qu’un aménagement de la LRU alors que les étudiant-e-s, enseignant-e-s, chercheur-euses et BIATOSS ont lutté
pour son abrogation. Cette réforme n’est pas seulement une mesure antisociale de plus au palmarès du quinquennat du sortant, elle est aussi un symbole fondamental de la politique sarkozyste. Le
premier ministre Fillon qualifiait la LRU, dès 2007, de « réforme la plus importante du quinquennat ». Dans ces conditions, le maintien d’une telle loi représenterait un signe bien négatif envoyé
aux étudiant-e-s et aux salarié-e-s désireux-euses de connaître, enfin, une politique éducative égalitaire. Nous craignons une poursuite de cette politique par le nouveau gouvernement. C’est
pourquoi nous restons vigilant-e-s et nous pensons que seule la démonstration d’une volonté collective de transformation pourra imposer ce changement de politique, notamment en matière
d’éducation et de recherche. Nous appelons donc les étudiant-e-s et les salarié-e-s à se réunir dans les initiatives qui seront organisé-e-s dès les prochaines semaines dans les universités.
Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45
le 8 mai
Pour des raisons électoralistes et racistes, l'Etat français a renforcé l'arsenal juridique discriminatoire régissant la délivrance des titres de séjour pour les étudiants étrangers. Dernier en date : la circulaire Guéant du 31 mai 2011.
Elle rend pour eux l'obtention du titre de séjour « salarié » presque impossible!
Cette discrimination se poursuit par le décret du 06 septembre, qui augmente les conditions de ressources mensuelles pour les demandes de renouvellement (de 430 à 615 euros). Au 1er Janvier 2012, la demande de régularisation d’un titre de séjour passe de 200 à 340 euros, l’obtention d’un titre de séjour « salarié » (pour les étudiants fraichement diplômés) passe de 70 à 349 euros !
Afin de lutter contre la répression étatique sans précédent dont font l'objet les étudiants étrangers et les sans-papiers, nous "Collectif des étudiants étrangers de Montpellier" avons pour but de créer et de resserrer des liens de solidarité entre TOUS les étudiants et toutes les personnes considérant que ces politiques n'ont qu'une visée : stigmatiser et rendre responsable de la crise : les pauvres, les étrangers, les sans-papiers, etc.
Nous luttons pour :
- L'abrogationdes circulaires Guéant
- L'arrêt immédiat des expulsions
- Le retour à la gratuité du titre de séjour
- La délivrance du titre de séjour définitif dans un délai de 15 jours maximum contre 6 à 8 mois aujourd'hui. Délais arbitraires qui placent les étudiants dans l'illégalité car ils se retrouvent sans papiers !
- La délivrance et le renouvellement des titres de séjour sans conditions.
- Un titre de séjour pluriannuel autorisant 1 année supplémentaire par diplôme (4 ans pour la Licence, 3 ans Master, 4 ans Doctorat)
- La régularisation de toutes les personnes sans-papiers.
Débats, théâtre, tables d’infos, buffet et concert de soutien le Jeudi 3 Mai de 17h à 23h à la Maison des Etudiants de l’UM2
Pour plus d’infos ou en cas de problème d’OQTF, titre de séjour, récépissé :
Mail :coll.etudiantsetrangers.mtp@gmail.com
Facebook: collectif des étudiants étrangers à Montpellier
Blog: www.collectifetudiantsetrangers.wordpress.com
Le premier tour de l’élection présidentielle a connu un taux important de participation de 82%. Le résultat fait par la gauche, dans toute sa diversité, exprime une volonté profonde de
changement.
Si Marine Le Pen, contrairement à ce qu’elle annonçait, n’arrive qu’en troisième place et est donc éliminée pour le second tour, son score de 18 % est le plus haut de l’histoire de
l’extrême-droite et il est, à ce titre, extrêmement inquiétant. Depuis cinq ans, la politique de Nicolas Sarkozy, faite de casse sociale et de politique xénophobe et sécuritaire, a servi de
marche pied au Front national et a légitimé son discours auprès des électeurs et électrices. Le score du Front national confirme l’adage selon lequel « l’original est préféré à la
copie » ! Les choix retenus par le gouvernement de faire payer la crise par la majorité de la population en en exonérant les principaux responsables et bénéficiaires sont porteurs de
souffrances sociales fortes et d’angoisse pour l’avenir. Dans ce contexte, une partie des électeurs, notamment dans les couches populaires, est tentée par des réponses autoritaires et
xénophobes.
Il est de la responsabilité du mouvement syndical et du mouvement social dans son ensemble de répondre aux besoins de résistances sociales, de solidarité et de lien social pour offrir d’autres
alternatives que celles portées par le Front national !
La politique antisociale menée par Nicolas Sarkozy depuis cinq ans, au service du patronat et d’une minorité de privilégiés, a été sanctionnée dans les résultats de ce premier tour.
La campagne du second tour est maintenant lancée. Comme avant le premier tour, l’Union syndicale Solidaires réaffirme ses exigences en matière d’emploi, de salaires, de fiscalité, de services
publics, de protection sociale, de luttes contre les discriminations ou de refondation de l’Union européenne… Il s’agit bien de réorienter l’économie et les politiques publiques vers une autre
répartition des richesses permettant la satisfaction des besoins fondamentaux de la population, tout en étant soucieuse des impératifs écologiques. Il est temps de changer radicalement
d’orientations et de mettre en oeuvre une politique qui rompe avec la logique du profit et des marchés financiers. L’Union syndicale Solidaires constate qu’il est temps de tourner la page de
Nicolas Sarkozy au vu de son bilan et de ce qu’il propose dans cette campagne électorale. L’Union syndicale Solidaires exigera du nouveau gouvernement des mesures ambitieuses pour contrer le
poids de la finance répondre aux urgences sociales.
Dans les semaines et les mois à venir, nous devrons construire des mobilisations fortes et faire converger les luttes pour imposer nos revendications face au patronat et à la dictature de la
finance, et refuser de continuer à payer cette crise dont nous ne sommes pas responsables.
Le 1er mai 2012 revêt une importance particulière puisque cette journée se situe entre les deux tours de l’élection. Le Front national veut en faire une démonstration de force. Nicolas Sarkozy,
de façon très provocatrice annonce, lui, un rassemblement ce jour là pour la « fête du vrai travail » : ne laissons pas dénaturer par ces gens là cette journée de mobilisation et
de solidarité internationale des travailleuses et travailleurs !
Dans ces conditions, l’Union syndicale Solidaires appelle les salarié-es, chômeuses, chômeurs et retraité-es à être présents très massivement dans la rue le 1er mai 2012 pour exprimer les
revendications, dire le rejet du racisme et de toutes les exclusions, et manifester la solidarité internationale avec les peuples du monde entier.
La planète et ses populations subissent le dérèglement climatique. Les timides mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre devaient limiter l’augmentation moyenne de la température
à 2°, mais la tendance actuelle va probablement vers 6°.
Les responsables sont connus. En France, toutes les activités ont réduit leurs émissions, sauf la première d’entre elles, les transports qui les ont augmentées de 22% en 15 ans.
Parmi les transports, l’aérien est le plus gros émetteur de gaz à effet de serre : pour transporter le même nombre de personnes, il utilise 9,5 fois plus d’énergie sous forme de kérosène
(totalement détaxé) que le TGV (électrique de surcroit) et 5 fois plus que le car.
Et les pouvoirs publics, en opposition à leurs déclarations médiatiques pour l’environnement, veulent imposer un aéroport à Notre Dame des Landes : c’est inacceptable et irresponsable
!
L’Union syndicale Solidaires demande l’arrêt du projet de construction d’un nouvel aéroport inutile dans l’agglomération nantaise, dénonce les expulsions des fermes et habitations, soutient la
résistance paysanne et les deux paysans, Michel Tarin et Marcel Thébault, en grève de la faim depuis le mercredi 11 avril.
L’Union syndicale Solidaires est partie prenante, localement et nationalement de la défense de l’environnement et du mouvement citoyen contre un nouvel aéroport. Elle demande l’annulation du
décret d’utilité publique et l’arrêt du projet de construction d’un autre aéroport, inutile dans l’agglomération nantaise, dénonce les procédures d’expropriation en cours de fermes et
d’habitations.
Elle apporte son soutien à la résistance paysanne et notamment aux deux paysans, Michel Tarin et Marcel Thébault, en grève de la faim depuis le mercredi 11 avril, ainsi qu’à l’élue Françoise
Verchère qui les a rejoints dans cette grève.
Après une année de l’Outre Mer en 2011 qui n’aura pas marqué les esprits, les problématiques sociales de vie chère et de chômage dans les territoires d’ “Outre-Mer” restent toujours aussi
urgentes. Pour preuve, après la grève générale de 2009 aux Antilles, c’est un mouvement de grève sans précédent qui s’est déroulé fin 2011 à Mayotte contre la vie chère, dans un contexte de
tension sociale exacerbée à la Réunion.
En métropole, les revendications des originaires des DOM restent d’actualité. Les tentatives de casser les acquis des personnels fonctionnaires sont toujours à l’ordre du jour (annonce de La
Poste récemment sur le fret, mutation), tout comme l’obtention de droits équivalents pour les collègues contractuels de droit privé (participation aux frais de transport, dont La Poste fait un
blocage manifeste). Postier-e-s originaires des DOM - ACO comme fonctionnaires - pourront compter sur SUD pour défendre ces revendications ! Chaque 10 mai, la fédération SUD PTT se saisit
de cette journée commémorative pour lier l’histoire au présent par le biais d’une manifestation. Le 10 mai a bien un sens particulier. Pour se souvenir d’un passé, pas si lointain. Pour connaître
le présent dans toutes ses dimensions économiques, sociales et humaines. Et pour préparer l’avenir !
Plus de détail: http://www.solidaires.org/article40637.html
Pour Paris
Cette année, SUD organise une manifestation festive, revendicative et culturelle
Jeudi 10 mai 2012
à partir de 14h
Place des Antilles (Métro Nation)
Débats sur les luttes, dans les DOM comme en métropole, points sur les revendications des postiere- s originaires des DOM...
Ambiance festive, collation et boissons sur place.
En présence notamment de JYB, poète - slammeur.
Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :
-‐ faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;
-‐ exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;
-‐ faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme. Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale.
La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois. La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique. S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation.
En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :
-‐ priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,
-‐ lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ;
-‐ la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité.
Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes. Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise.
Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de :
- développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité,
- mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière,
- faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.
La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l’UNSA appellent leurs organisations à se rencontrer dans les territoires pour déterminer les modalités concrètes d’organisation des initiatives et manifestations du 1er mai sur ces objectifs. Le 16 avril 2012
Solidaires dans un monde de brutes!